Dieu, piège du “Pourquoi ?”

Guide des égarés, asile de l’ignorance, refuge du désespoir, de l’injustice et de l’insécurité, fruit des appétits et de l’incertitude…
Pour avoir su répondre à toutes ses exigences, pour avoir réuni toutes ses qualités en son sein, Dieu, peut être considéré comme l’idée la plus ingénieuse que l’Homme ait inventée, il est la réponse destinée à nous dissimuler ce Pourquoi éternel que la raison nous impose, pour mettre fin à un jeu dont on ignore le pourquoi ; le jeu du Pourquoi !
Les humains livrés à l’ignorance de ce qui les détermine, sachant ce qu’ils veulent mais pas ce qui le leur fait vouloir, ignorant d’où est-ce qu’ils viennent et vers quoi, vers où ils s’acheminent, ont inventé un créateur pour les libérer de leur fardeau et avec lui l’au-delà, pour échapper à l’inconnu, pour mieux supporter leur affreuse solitude dans ce monde et pour mieux aborder la vie, n’ayant plus à se soucier de ce qu’il y’a après la mort. « Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons » dit-on ainsi pour se rassurer contre ce grand énigme qu’est la mort.
Mais avant d’envisager la mort, il faut bien vivre sur terre…
L’Homme étant égoïste par nature puisque gouverné par l’intérêt personnel qu’est le moteur même de son existence, il devait donc y avoir des crimes, des injustices successifs à des conflits d’intérêts. Pour ainsi imaginer une vie agréable après la mort -mais sous condition -, tout en incitant les Hommes à éviter de se faire mutuellement mal sur terre, Dieu nous promet un salut conditionné et nous a préparé le paradis, la contrepartie matérielle de notre bonne conduite, mais également l’enfer, terrain où Dieu exercera ses perversions, ou plutôt celles des théologiens. Les pauvres, les faibles, les victimes, ne pouvant se faire à l’idée, imaginer que « l’ennemi méchant » s’en sortira indemne, que leur souffrance n’aura pas de récompense, adhèrent ainsi en masses à la morale religieuse.
Dieu est, mais faut-il encore le décrire, pour ce faire, les théologiens ont choisi de lui accorder, outre les attributs qui vont avec la fonction à laquelle il a été destiné, des traits de caractère similaires à ceux qui distinguent les humains. L’être suprême est ainsi régi, comme eux, par des sentiments ; il aime, se fâche, hait, il est miséricordieux, sévère, et parfois même pervers…
N’ayons pas peur de l’affirmer, Dieu tel que nos religions le décrivent, n’est qu’une invention de notre imagination, destinée à répondre au grand Pourquoi, celui de notre présence dans ce monde. Car l’idée même de Dieu implique des contradictions que l’on ne peut résoudre :
Dieu nous a crée, mais pourquoi ? Dès que nous nous posons la question, nous somme inconsciemment et obligatoirement amenés à supposer que c’est pour une fin qu’il l’a fait, qu’il est donc lui-même régi par les lois de la causalité, ce qui vient contredire le caractère supérieur que lui accordent les théologiens.
Spinoza ne nous a t-il a donc pas prévenu du jeu du Pourquoi ? Cessons alors de tourner en rond, de poursuivre éternellement le Pourquoi, ce piège que nous tend la raison.
“Cet être éternel et infini que nous nommons Dieu ou nature agit comme il existe, avec une égale nécessité. La nécessité qui le fait être est la même qui le fait agir. La raison donc ou la cause par laquelle il agit, et par laquelle il existe, est donc une seule et même raison, une seule et même cause. Or, comme il n’existe pas à cause d’une certaine fin, ce n’est pas non plus pour une fin qu’il agit. Il est lui-même le principe de l’action comme il est celui de l’existence, et n’a rien à voir avec aucune fin. Cette espèce de cause, qu’on appelle finale, n’est rien autre chose que l’appétit humain, en tant qu’on le considère comme le principe ou la cause principale d’une certaine chose. Par exemple, quand nous disons que la cause finale d’une maison c’est de se loger, nous n’entendons rien de plus par là sinon que l’homme, s’étant représenté les avantages de la vie domestique, a eu le désir de bâtir une maison.” Extrait de L’Ethique – Spinoza.

Tout ceci se sont des paroles trompeuse,mensongère et philosophe qui sont sortie de la bouche d’un homme se croyant intelligent et qui se trouve de belle escuse pour pouvoir faire ce qu’il veut car tout homme qui absorbe de l’obscurité parlera avec obscurité et la,s’est malheureusement le cas ! Heureux les humbles car ils possederont la terre pour toujours ,trust in the light..